Je me fais systématiquement brancher par des boulets !
Comme le disait Audiard, « les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît » et bien le boulet c’est pareil, il est le seul être humain à s’en foutre de se heurter à des vents violents ! Normal, il est hyper lourd !

Eh mam’zelle, mam’zelle, t’es bonne ! (sifflet)
Maademouazelle, vous êtes charmante….
(dédain de la maademouazelle) Salope ! Grosse pute (un seul essai, il bosse en flux tendu).
Bonjour, je vous regardais et je me disais que vous êtes certainement la femme de ma vie. T’as un copain ? Je ne suis pas jaloux…
Vos yeux sont aussi bleus que le bleu du ciel azur qui se reflète… euh…
(dans le reflet de mes Ray Ban, bah ouais, le boulet qui a réussi a des Ray Ban avant 50 ans)…

Voici quelques situations vécues et revécues, un petit florilège…

Le peintre en bâtiment : Celui-là, c’est Steve Austin. A 60 mètres du bitume, il est capable – grâce à son œil bio-ionique panoramique – de distinguer sa proie, de scanner son potentiel et de produire un ultra-son à faire fuir une nuée de pigeons parisiens (c’est dire). Généralement, il ne tente rien car, du haut de son échafaudage, toute tentative d’approche peut lui être fatale.

Le « relou» de la « boîte de night » : Verre à la main, il scrute l’autre bout du dance floor (à la manière des travellings des films d’horreur lorsque la caméra rase le sol, brrrr). En fait, il évalue le temps qu’il va mettre pour vous rejoindre sachant qu’il est fin bourré et qu’un mètre équivaut pour lui à une heure de marche dans le maquis Corse. Une fois arrivé, il tente une parade nuptiale en vous parlant très (trop) près et susurre des mots incompréhensibles de ce style « echeeeeuuuutou bééééésssssheeu »… Si vous êtes polie, vous lui demandez de répéter imaginant qu’il est peut-être en train de s’étouffer et que c’est l’occasion de rentabiliser votre brevet de secourisme.
« Pardon ? »
Blanc… regard torve, sourire malsain et verre à la main…
« ech’que tu baiseuuuus ? ».
OK. C’est le moment de tenter un rapprochement stratégique avec le grand type baraque qui danse à 1 mètre de vous en feignant qu’il est l’HOMME de votre vie.

Le pilier de bar : Le comptoir a été moulé sur lui. Il était là avant le patron et sera là après le prochain. Ce bar, c’est chez lui et ce qui rentre chez lui est à lui. Un coude sur le zinc, il vous examine, vous « envisage » de la tête aux pieds et surtout des seins aux fesses. Sa technique à lui consiste à parler fort, à éructer entre des blagues grasses et vulgaires et à vous prendre à partie lourdement.  Parfois, s’il est déjà « amoureux », il quitte son tabouret, s’installe devant vous et vous tient la jambe pendant 1 heure (jusqu’à ce qu’il s’assèche et que l’appel du p’tit canon se fasse sentir). « Maurice, tu me mets sa p’tite sœur ? Donne-moi du carburant, j’vais conduire la d’moiselle au 7e ciel !».

L’inconnu qui ne vous offre pas de fleurs : Il est partout et nulle part, il surgit lorsqu’on s’y attend le moins. Métro, rue, bus, salle de sport… c’est le SPF « Sans Proie Fixe ». Lui, son crédo c’est la technique du « oublie que t’as aucune chance vas-y fonce… Sur un malentendu ça peut marcher »… Il tente toujours la même approche « copain-copine », confident/psy et agence de voyage. Vous pouvez le recroiser le lendemain, il fera la même (il en drague tellement, qu’il ne se souvient même pas qu’il vous a branché la veille).
« Bonjour, tu as l’air perdu, tu veux que je t’aide ? Je connais Paris comme ma poche »
« Non ça va merci »
« Ouuuh toi, tu es pressée… un rendez-vous ? Une peine de cœur ? Je suis sûr que tu cherches du réconfort… Ca tombe bien, je suis hyper doué en réconfort. On m’appelle LiebigMan ! Je suis ton sauveur !»

Et il y en a plein d’autres des boulets ! Pitié ! Faites preuve de créativité ! Sur un malentendu, ça peut marcher ! ;)

En conclusion : Les boulets ont la faculté de se multiplier sans parvenir à s’accoupler OU je suis un canon et je n’attire que les boulets de canon ;) .

A méditer.

N’hésitez pas à faire part de vos témoignages ou à émettre vos théories…

c’est pour faire avancer la science.

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11 Responses so far.

  1. Hardkhore Hardkhore dit :

    Alors comment aborder une demoiselle dans ces endroits sans être un boulet, Dr InZeCity ?

  2. tite drine tite drine dit :

    Hello miss, t’oublie le mix des trois, le gros boulet pilier de bar en boite de nuit, qui profite de la cohue devant le bar pour tater la marchandise, il y a tellement de monde que pas moyen d’être sûre que c’est lui… Pis t’essaie d’avoir une serveuse, overbookée, et là le brave gars vient à ton aide, il l’appelle par son petit nom, et hop, fini de t’agiter vainement pour qu’elle finisse par te voir. Tu ne peux pas faire autrement que le remercier, et là le piège se referme, le boulet collant ne vas plus te lacher, avec son haleine alcoolisée, et faut espérer que t’as un pote qui comprendra et viendra te sauver en te prenant par la taille « alors, je t’attends moi .. »
    vécu…
    Bonne soirée à toi

  3. Hardkhore Hardkhore dit :

    Décidément je t’inspire ^^’

  4. Carpe Webem Carpe Webem dit :

    Ils osent tout, c’est même à ça qu’on les reconnait.

    Mais imaginons un instant une société égalitaire où les hommes ont autant le droit d’être dragués que les femmes. Que seraient alors les « boulettes » ?

  5. Misturugi Misturugi dit :

    J’aime beaucoup ton article :o , je me suis bien marré.

  6. harnibal harnibal dit :

    Excellent, comme souvent… Mais il me semble que ce syndrôme de l’omni-boulet est une constante chez les nanas dotée d’un gros… talent humoristique.

    Indépendamment de toute considération physique, les filles qui font « rire » font-elles plus peur aux garçons que les autres ? Et coronairement (j’écris ce que je veux après tout), est-ce pour cela qu’elles n’attirent que des mecs au rabais, plus ou moins dépourvus de finesse ?

    A te lire, on dirait bien que oui. On est fin 2009 mais certains clivages ont la vie dure, un mec drôle est toujours implicitement plus successful qu’une nana. Cerise sur le cheddar, c’est une arme de séduction massive. Une nana drôle, en revanche, est toujours vaguement considérée comme « suspecte ». D’ailleurs, si on frappe à ta porte dans l’heure qui vient, surtout n’ouvre pas, c’est sans doute la police…

  7. Do Espirito Do Espirito dit :

    Très bien vu et très drôle ! Mais cette sagacité et cet humour ravageur ne cachent-il pas une blessure profonde qui te fait souffrir telle une bête traquée ? Si tu as besoin d’une écoute attentive, je connais hyper bien le patron du Campanile de la Garenne-Bezons.

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