L'agence tourisme, c'est vraiment

Posted by Inzecity On juillet 24, 2010 8 COMMENTAIRES


Les vacances sont un magnifique laboratoire à ciel ouvert pour étudier une espèce commune que nous appellerons ici les guerriers des congés.
Il convient néanmoins de distinguer ces sujets car ils ne sont pas tous logés à la même enseigne. Ils sont là, ils ont payé pour ça. Les moules sont au Spa ce que le Ska est aux punks (mais je divague).

Qui sont-ils ? D’où viennent-ils et surtout que font-ils ?

Le charbon ardent
Gorgée d’UV A et d’UV B ce panneau solaire ne se contente jamais d’être al dente, le moindre rayon doit être absorbé c’est pourquoi toute sa journée est planifiée. Son manège commence dès que le soleil darde ses premiers rayons pendant le petit-déjeuner. Huilée comme un coude, elle s’étale sur le 1er transat réservé depuis la veille, juste à côté de la piscine et loin des parasols, faut pas gâcher. Sur-équipée en graisse à traire et autre gelée solaire, elle se fait oublier jusqu’à la nuit tombée.

Le fossile marrant
Cette espèce en voie de d’expansion vit principalement dans les piscines des hôtels ou à proximité d’un paravent. Le fossile marrant fait rire les enfants qui l’éclaboussent en passant. Pour la repérer, rien de plus aisé. La créature chlorée est sur-équipée : bonnet de bain, pince-nez, lunettes, et même parfois chapeau de paille amphibie pour la brasse coulée. Le fossile marrant a pour particularité de nager à contre-courant histoire de faire chier les gens.

Le couple comme un
On les repère dès l’aéroport : une valise pour deux, deux bananes pourries, un dress-code unique et unisex et une engueulade mythique au portique. Le couple comme 1 vit tout à l’unisson. A peine arrivés à la station, ils se jètent sur le programme des excursions. Le voyage doit être rentabilisé, on ne profite pas on parle profit. Le soir pour le diner, les assiettes se composent à l’unisson, le principe étant de prendre en douce double de rations pour éviter de débourser pendant les excursions.

La sole pleureuse
Elle est seule et tout le monde le sait, surtout les salariés de l’hôtel dans lequel elle s’est posée. A peine installée, rien ne va. Le brouhaha des enfants qui l’indispose, les moustiques qui la piquent, le sable dans ses chaussures, la médiocrité de la nourriture… bien souvent elle tente d’entrer en communication avec le couple comme 1 qui malheureusement n’est pas très conciliant car jamais ils ne desserrent les dents. La sole pleureuse repart en ruminant. Y’a que des cons cette année, c’était mieux avant.

Le mâle partout
Torse-nu du matin au soir (ou en débardeur ajouré s’il fait frisquet) ce mâle est partout. Au bord de la piscine pour taper la tchatche avec les animatrices de la gym aquatique, au bar avec Bernard voire derrière le comptoir, à la plage en train de faire des pompes avec les sauveteurs en peignoir, sur la scène le soir pour le karaoké d’au revoir… On le prend pour un membre du club, il est pourtant venu comme un seul homme dans l’espoir de rencontrer l’âme seule.

Je ne tomberai pas dans la facilité en parlant du dragueur forcené, le sujet est éculé.

Bonnes vacances !

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8 Responses so far.

  1. Jimidi Jimidi dit :

    (Comme je me la racle, avec mon nom de domaine !)

    À propos de ta deuxième phrase, je dirais qu’il faut plusieurs types pour constituer UNE typologie. Celle des lecteur de blog est constituée, entre autre, de crétins dans mon genre, postant des commentaires inutiles comportant (au moins) trois fautes pour en signaler une. Hi hi ! Bonnes vacances aux autres, puisque tu n’en n’as pas !

  2. Homer Homer dit :

    Je pense que je serai le mâle partout, sans être partout, à savoir torse nu toute la journée c’est sûr, mais pas à tourner autour de nenettes, je suis PD. Non je déconne, je suis marié :)
    PS: tu me fais halluciner Inzecity, je retrouve tes phrases (débiles, marrantes, insolites…) jusqu’à sur Facebook, elles sont reprises à tout va.

  3. El Camino El Camino dit :

    J’ai connu une sole pleureuse, tu as oublié le « tout est cher pour ce que c’est! »

  4. Beatle Beatle dit :

    Très intéressante étude sociologique, mais ou va le monde ? serons tenté de penser.Néanmoins de toutes les espèces citées, j’ai une nette préférence pour le charbon adent quoique la sole pleureuse a la cote en os ces derniers jours et comme dit souvent ma voisine du dessus : « Qui gobe une noix de coco fait confiance à son anus »

  5. desiderat desiderat dit :

    Pourrait-on parler de la méduse avachie qui s’étale au fil des heures sans broncher ?

  6. meriule meriule dit :

    perso je préfère rester sur paname, en aout ils sont tous sur la plage pour servir de cobayes sociologiques !

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