Air conditionné et FAIL de sécurité

Posted by Inzecity On août 20, 2010 6 COMMENTAIRES


-    Hum hum
-    Hein ?
-    Là…
-    Quoi là ?
-    Y’a un truc coincé… juste là
-    Là ?
-    Non, plus à droite
-    Ichi ?
-    Non, presque…
-    C’est guoua ?
-    Je ne sais pas mais si cela peut te rassurer ça n’a pas l’air vivant.
-    Ca y’est ! Extraction faite ! Mon dieu mais qu’est-ce que c’est que ce truc ?
-    Je dirais à première vue que c’est organique, cela s’appelle une feuille de roquette
je crois.
-    Super ! Ça veut donc dire que j’ai passé 2 heures d’entretien d’embûche avec un potager coincé dans les ratiches. Je suis virée avant même d’avoir commencé.

Ce billet référence les problèmes techniques rencontrés par des individus de tous les jours qui pilotent leur vie avec brio, slaloment pour éviter pièges et autres imbroglios, et qui se vantent d’avoir la totalité de leurs points sur leur permis de reluire.

Vous pensiez pouvoir rouler longtemps des mécaniques lorsque soudain, vous heurtez le fail de sécurité et l’airbug ne s’est pas déclenché.

Vidange nasale
Vous comprenez enfin pourquoi vous avez été éconduit par cette jeune femme carrossée. Pourtant, cela avait bien démarré. Elle n’était pas engagée alors vous avez mis le turbo. Elle avait flashé mais c’est soudainement écœurée qu’elle vous a demandé un break en rebroussant chemin. Faut dire que malgré votre air conditionné, vous arboriez une magnifique crotte de nez  lovée sur le bord de votre nez brusqué pendouillant tel un dé ouaté sur un rétro mal réglé. Un vrai pare-bise anatomique si on est équipé d’un pare-muffle ! Et ou, quand on rencontre un problème au démarrage, il n’est pas rare de finir au point mort.

Bolidage accidentel
Maquillée comme une voiture volée, LE jean fétiche enfilé, vous roulez du fessier dans cette soirée guindée organisée pour les 10 ans de la boîte sur laquelle vous lorgnez. Le Big Boss est là et vous décidez qu’il est temps de passer à la vitesse supérieure. D’un pas chaloupé, vous laissez le mode pilotage automatique et allez le retrouver au bar pour prendre un Gin tonic. C’est alors que votre Jean normalement atonique produit un son inaccoutumé lorsque vous vous asseyez sur ce tabouret. Gênée, vous constatez que vous bénéficiez désormais d’un Jean cabriolet, décapoté pile poil à l’entrejambe. Ca c’est fait !
Vous repartez en crabe sans rien demander, faignant de vous être trompée de soirée et vous rentrez pleurer.

Cabri-olé !
Boîte de nuit. C’est une lutte très serrée avec des concurrentes chevronnées, chacune prenant l’avantage, roulant au maximum de ses possibilités. Pourtant, vous êtes sûre que vous pouvez faire un carton. Mais avant, une pause technique s’impose. C’est la raie d’urgence. Les toilettes sont bondées et on frappe à la porte, souvent, trop souvent. Vous accélérez et vous compensez un dérapage du train arrière en attrapant votre collant. La fesse gourmande, vous glissez votre jupe dedans et sortez fière comme un petit bans.
C’est quand vous rejoignez le pote d’urgence le plus proche qui vous fait remarquer que vous exhibez votre siège arrière. Vous vous braquez. Ca peut toujours froisser, un peu de lol…

L’accident de parcours
Vous avancez au radar, pressé d’arriver pour faire le point mensuel avec la direction assistée. Vous naviguez à vue sur ce dossier et vous êtes absorbé par vos pensées lorsque soudain, en plein milieu de ces escaliers vous perdez le contrôle de votre motricité. Votre pied se braque et refuse toute transmission et c’est le dérapage incontrôlé autrement appelé l’accident de la croûte. Vous vous relevez avec un regain de dignité faisant comme si de rien n’était et affichez un visage renfrogné à celui qui tente de vous aider. Vous boitez et mettez 2 fois plus de temps pour arriver.
Une fois en condition, votre direction vous propose une bonne suspension.

Speedo, Le pro du pet
C’est à votre tour de prendre la parole pour féliciter les jeunes mariés qui amorcent un nouveau virage dans leur vie de concubinage et vous devez amuser la galerie qui a tout stoppé pour vous écouter. Vous vérifiez votre niveau d’aisance cependant, vous sentez déjà le trop plein. C’est au moment inopportun que vous procédez au déverrouillage automatique de la soupape de sécurité utile au passage des gaz dans votre sphincter.  S’en suit un gaz d’échappement, une émission de gaz à effet de cernes immédiat, de celle qui laisse une trace de pneu.
Vous piquez un phare et priez pour qu’ils se mettent tous à boire.

Pour que tout roule, il devrait y avoir des choses indispensables à prévoir, un genre de kit de secours, une assistance de « dé-panade » gratuite quand on dépasse accidentellement les bornes.

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6 Responses so far.

  1. emanu124 emanu124 dit :

    Je peux dire que, vu ma longue expérience de vie, j’ai tout fait.. Oui je sais.. Ne dis rien.

  2. Jimidi Jimidi dit :

    De bien belles images de sport !

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