L’hymen à la joie

Posted by Inzecity On novembre 19, 2010 4 COMMENTAIRES


- T’as fait une coquille
- Non pas du tout
- Bien sûr que si ! Tu as écrit Hymen à la joie ! C’est Hymne à la joie qu’il faut dire ! T’as fait une faute !
- Et alors ? Ce n’est pas comme si c’était la première fois

 

 

Les premiers mots se disent dans un souffle. Le nouveau né perd sa virginité orale en ôtant ce voile qui le rendait muet et l’empêchait de se noyer. Il découvre sa voix et crie sur tous les toits qu’il est enfin là. Son premier mot est Ah.

Les grands lui apprendront à parler puis à écrire pour s’en sortir. Ses premiers textes lui seront dictés mot à mot sans qu’il puisse trouver l’essence de lecture. Ce n’est qu’après qu’il apprendra à lire entre les lignes.

Au fil du temps, il découvrira par lui-même que les mots peuvent être blessants ou caressants et que parfois, les gens les prendront au pied de la lettre.
Il entendra de grandes phrases, dira des gros mots, lira des lettres d’amour puis de rupture, et finira peut-être par vouloir écrire sa vie dans des mémoires.

Seuls les écrits restent (et c’est souvent après avoir tourné la page que les lecteurs s’en font l’écho).

 

Il est chiant ce texte non ? Voilà pourquoi j’ai décidé de jouer sur les mots.

 

Aphorisme, locution, expression, calembours… ces mots résonnent comme une invitation à composer avec le bon temps.

Des gens découvrent que vous n’avez pas votre langue dans votre poche, vous demandent de le mettre par écrit et vous commencez par jouer sur les mots dans des réseaux sociaux à la recherche d’un statut de la liberté pour donner corps à votre personnalité. Disons qu’on perd sa virginité avec une figure de style en espérant que l’écrit du cœur soit plus que parfait, qu’on ait l’adresse et que l’on progresse pour faire mouche, abattant quelques lignes pour une esquisse de sourire sur quelques bouches.

Il arrive parfois qu’on nous reproche notre langue de bois ou une propension aux calembours un peu lourds. Il faut alors imprimer que ce que vos lecteurs recherchent c’est votre caractère, la plume qui excite les réparties intimes.
Alors on s’exerce d’avantage pour maitriser les préliminaires. On cherche ses introductions en suivant ses intuitions.

Petit à petit on devient l’idiome du village…

 

Mais quel plaisir de jouer avec la langue, de soigner les mots de la bouche, de maintenir sa verve pour une faconde, de nouer des relations de cybertext.

 

C’est si excitant que ça s’écrit de toutes ses forces alors voici quelques recommandations, de ceux qui ont du texte-à-pile et avec lesquels il est tellement bon d’avoir des relations textuelles :

@LANDEYves
@Pierrederuelle

ѕใмσห pคๆนغт
Le Tour du Web

Le Monde du Docteur Morisset

et un petit nouveau à « découvrir » absolument (vous verrez pourquoi)
@lefabuloire

 

 

.

Share and Enjoy:
  • Print
  • Digg
  • StumbleUpon
  • del.icio.us
  • Facebook
  • Yahoo! Buzz
  • Twitter
  • Google Bookmarks

4 Responses so far.

  1. Lilith Lilith dit :

    Merci pour les inconnus potentiellement intéressants à lire.
    Cela dit, tes vocables restent à mon gout, très très puissants!

  2. Pensez BiBi Pensez BiBi dit :

    Tiens voilà une coquille, une vraie.

    BiBi passait dans un quartier inconnu et voit une maison avec un nom dessus en fer forgé.  » Ma COQUILLE « .
    Quelques jours plus tard, une tempête.
    Une semaine après, BiBi passe devant la même maison.

    Le Q de la coquille avait glissé. :-)

    Sans Q, voilà une belle coquille non ?

Leave a Reply