Poison d’avril

Après avoir engrangé 364 jours de rancœur et nourri quelques désirs de vengeances, c’est enfin le 1er avril, la fête des blagues potaches, des canulars, des tentatives d’humiliation publique Fish and Cheap. Oui, il est là le jour maudit qui réjouit ceux qui ont un humour annuellement contrarié.

 

Maurice arrête t’es pas drôle. Qu’est-ce que t’as ? T’as bouffé un clown ou quoi ?
• Mais tu ne vois pas que tu l’embêtes là ?
• Franchement, t’as pas autre chose à faire que tes conneries ?
• Et tu te trouves malin ? Ah ça, ça te fait rire hein ?
• Ah…. Ah… Ah…. T’es content de toi ? Qui est-ce qui va nettoyer tes conneries maintenant ?

 

Le souci avec le 1er avril c’est que

L’hymen à la joie


– T’as fait une coquille
– Non pas du tout
– Bien sûr que si ! Tu as écrit Hymen à la joie ! C’est Hymne à la joie qu’il faut dire ! T’as fait une faute !
– Et alors ? Ce n’est pas comme si c’était la première fois

 

 

Les premiers mots se disent dans un souffle. Le

Humouris Ironicus

–    Tu viens ce soir à la soirée canapé ?
–    Non
–    Pourquoi ?
–    Parce que ça me fait chier d’avoir des escarres et de garder ma langue collée au palais toute une soirée.
–    Mais non, tu vas voir ! Et puis on va bien rigoler. Viens, je vais te présenter !!!
–    Mouais…
Quelques heures plus tard, fraîchement sortie d’un placard.
–    Ah mais c’est toi ??? Oh mais franchement, il faut

Humour féminin : qu’est-ce que t’es troll !

On remarquera que généralement l’héroïne d’un blockbuster est canon mais parfaitement dénuée d’humour. Elle est tout ce que vous voulez : « mystérieuse », capillairement habile et très lettrée (c’est-à-dire, qu’elle n’emploie que des tournures de phrases jamais usitées).
« Allons John, ne croies-tu pas que notre amour secret puisse un jour dévaster nos familles comme le souffle de la tempête sur les plaines de pissenlits ? » (nan, ça c’est drôle…)

En ce qui concerne la gente masculine,

L’humour dont vous êtes le bourreau

« Ehhhh !!! Pouet pouet ! Quelle grosse marrade, non ? »
« Eh m****, Je viens de faire un turbo flop, c’est la flippe. D’habitude ça marche, c’est la poilade, mais là, je ne sais pas ce qu’il s’est passé… Soit je n’ai plus le mojo, soit celui qui est en face de moi n’utilise pas Denivit. »


Nous ne sommes pas tous égaux face à l’humour. Certaines personnes en sont pourvues, d’autres pas. Parmi les « d’autres pas », il y a heureusement ceux que j’appellerai les « bons clients », pas d’humour mais réceptifs à celui des autres. Et puis il y a